Articles

Soutenir le projet : pourquoi et comment

Parler d'argent dans un projet qui critique les dérives d'une civilisation fondée sur l'accumulation demande une honnêteté particulière. La Sageocratie a besoin de soutiens financiers pour exister, et ses principes mêmes l'obligent à le nommer clairement.

Soutenir le projet Sageocratie : pourquoi et comment

Cet article est l’un des plus difficiles à écrire. Non parce que son contenu est complexe, mais parce qu’il parle d’argent, et que parler d’argent dans le contexte d’un projet qui critique les dérives d’une civilisation fondée sur l’accumulation demande une honnêteté particulière.

La Sageocratie a besoin de soutiens financiers pour exister et se développer. Ce n’est pas une contradiction avec ses principes : c’est une réalité que ses principes mêmes obligent à nommer clairement, sans gêne et sans artifice. Un projet qui défend la cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait ne peut pas prétendre fonctionner sans ressources tout en cherchant discrètement des fonds.

À quoi servent les soutiens

Les sommes servent à la maintenance de la plateforme, au remboursement progressif des frais avancés pour sa création, aux traductions et à la diffusion du projet. L’association s’engage à en documenter l’usage avec transparence ; il se répartit en trois parts.

La première est la plateforme elle-même : sa maintenance et le remboursement progressif des frais avancés pour sa création, dont le détail sera publié sur la page Transparence. L’application des Reliances, elle, reste un projet à venir : elle ne pourra pas fonctionner sur une base de données centrale contrôlée par une autorité unique, et reposera sur une DApp (application décentralisée) adossée à un registre partagé, très sobre en énergie. Ce chantier n’est pas ce que financent aujourd’hui les soutiens.

La deuxième est le fonctionnement du site et du registre. Maintenir sageocracy.org en dix-sept langues, sécuriser le registre mondial des Sageocrates, développer les fonctionnalités du site : tout cela a un coût technique réel, qui croît avec le nombre d’inscrits et l’ambition du projet.

La troisième est la diffusion du projet. Traduire des contenus supplémentaires, produire des supports de présentation, organiser des événements publics, développer des partenariats académiques et médiatiques, ces activités sont indispensables pour que le projet atteigne le seuil de visibilité qui rendra le basculement possible.

L’association ne reçoit rien des ventes du livre, et aucun don ne sert à le promouvoir ni à rémunérer son auteur.

Pourquoi soutenir ce projet plutôt qu’un autre

C’est la question légitime que pose quiconque envisage de contribuer à un projet qu’il ne connaît pas encore entièrement. Elle mérite une réponse directe.

La Sageocratie ne propose pas de résoudre un problème sectoriel parmi d’autres : l’éducation, la santé, l’environnement, la pauvreté. Elle propose de s’attaquer à la cause structurelle qui fait que ces problèmes persistent malgré des décennies d’efforts : un mode de gouvernance collective qui n’est plus adapté aux défis que nos sociétés affrontent.

Soutenir la Sageocratie, c’est soutenir un projet qui travaille en amont : sur les conditions de possibilité des solutions, plutôt que sur les solutions elles-mêmes. C’est un pari sur le long terme, qui suppose que changer la façon dont les sociétés décident ensemble est la condition de tout le reste.

Ce pari n’est pas pour tout le monde. Il suppose une certaine patience, une certaine confiance dans la puissance des idées, et une vision suffisamment longue pour investir dans ce qui ne produira pas de résultats visibles à la prochaine élection. Pour ceux qui partagent cette vision, la Sageocratie est peut-être l’un des projets les plus cohérents avec ce qu’ils cherchent à soutenir.

Les formes de soutien

Le soutien au projet peut prendre plusieurs formes, qui ne se réduisent pas au soutien financier.

Le soutien par la diffusion est peut-être le plus précieux à ce stade. Partager les articles de ce site, recommander le projet à des personnes susceptibles d’y trouver un écho, en parler dans ses réseaux professionnels ou associatifs, chaque conversation qui fait connaître la Sageocratie à une personne nouvelle contribue directement à la construction du mouvement.

Le soutien par les compétences est également bienvenu, et particulièrement précieux pour le chantier technologique. Des compétences en développement blockchain et DApp, en architecture de systèmes décentralisés, en traduction, en communication, en droit des associations, en relations éditoriales ou en organisation d’événements peuvent être apportées directement au projet.

Le soutien financier, enfin, permet à l’association de fonctionner de manière autonome et de planifier ses activités sur le moyen terme. Il prend la forme d’un don, ou de la Carte de Sageocrate, votre carte personnelle de soutien, facultative, de 12 à 100 € : la carte est la même pour tous, seul le montant de votre soutien change, et elle n’ouvre aucun droit particulier.

Ce que le soutien n’est pas

Soutenir la Sageocratie n’est pas acheter une influence sur son contenu ou ses orientations. Les principes du projet ne sont pas négociables en échange d’un financement. L’association s’engage à refuser tout soutien conditionné à une inflexion des idées défendues : quelle que soit la taille de la contribution.

Ce n’est pas non plus un investissement au sens financier du terme. Il n’y a pas de retour économique attendu, pas de part de marché à conquérir, pas de valorisation à anticiper. C’est une contribution à un bien commun : avec tout ce que cela implique d’incertitude, de patience et de confiance.

« Soutenir ce projet, c’est parier que les idées qui changent le monde méritent d’être soutenues avant de l’avoir changé. »

Pour soutenir le projet (par la diffusion, les compétences ou une contribution financière) utilisez le formulaire de contact disponible sur ce site ou rejoignez l’association Sageocratie Internationale.

Partager cet article