Et si le dysfonctionnement n’était pas un accident ?
Nos crises reviennent, quels que soient les dirigeants. Et si elles n’étaient pas des ratés du système, mais précisément ce qu’il produit ?
Nos crises reviennent, quels que soient les dirigeants. Et si elles n’étaient pas des ratés du système, mais précisément ce qu’il produit ?
Rien n’existe isolément, donc rien ne se décide isolément. Le premier principe de la Sageocratie n’est pas un sentiment, mais une exigence de lucidité.
Le travail des ONG et la Sageocratie ne s’opposent pas : l’un corrige les dégâts du système présent, l’autre transforme la logique qui les engendre à la source. Une différence de plan, non de mérite.
Chacun de nos choix a des effets que nous ne voyons pas : sur d’autres, ailleurs, plus tard. La responsabilité élargie, c’est décider en tenant compte de ces effets : non par morale, mais par lucidité.
Aucune organisation humaine n’a raison une fois pour toutes. Une société sage ne cherche pas le système parfait : elle se donne les moyens de se corriger sans cesse, à mesure que le réel change.
Le mot trompe : il n’y a pas, en Sageocratie, un conseil de sages qui décide pour les autres. La sagesse n’y est pas un statut réservé à quelques-uns, mais une lucidité que la société rend possible à chacun.
En Sageocratie, une décision n’est pas confiée à un centre qui commande, mais placée là où la situation est réellement comprise. Ni le nombre, ni l’expertise lointaine : la lucidité, au plus près du réel.
Se nourrir, se loger, se soigner, apprendre : dans une société sageocratique, ces besoins ne dépendent plus de ce que l’on peut payer. L’essentiel y est garanti à tous, sans condition.
On associe parfois la Sageocratie à une utopie abstraite, déconnectée des réalités organisationnelles. Pourtant, plusieurs de ses principes trouvent un écho direct dans des pratiques déjà éprouvées : la gouvernance d’entreprise. Conseils consultatifs indépendants, comités d’éthique, décisions fondées sur la compétence autant que sur le nombre de voix : autant de mécanismes que les organisations […]
Parmi ceux qui font le premier pas, les femmes sont largement majoritaires. Ce n’est ni un hasard ni un détail. On les retrouve systématiquement en avance dans les espaces civiques, le bénévolat, tout ce qui cherche à construire du neuf plutôt qu’à défendre l’existant. Et les personnes les plus actives sont souvent les plus discrètes : rarement celles qui parlent le plus fort. Ce que ça dit sur la nature véritable de l’engagement mérite d’être pris au sérieux.
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